Portada del artículo "¿La maltodextrina es igual a problemas digestivos? Mitos y evidencias" junto a un gel energético NovaFit de fresa y remolacha

La maltodextrine est-elle synonyme de troubles digestifs ? Mythes et preuves

Nous séparons ce qui relève du marketing et de la mode de ce que dit réellement la science

En résumé

La maltodextrine ne provoque pas de troubles digestifs en elle-même. Les désagréments viennent surtout de deux choses : l'utiliser comme source unique de glucides à doses élevées, et ne pas boire assez en la prenant. Associée à de la fructose dans la bonne proportion, plusieurs études chez des cyclistes et des coureurs entraînés ne trouvent aucune différence de confort digestif, même à 90-120 g/h.

  • Ce n'est pas un composé synthétique de laboratoire. Elle est obtenue par hydrolyse partielle de l'amidon de maïs, de pomme de terre ou de riz : c'est de l'amidon découpé en morceaux plus courts de glucose.
  • Son index glycémique élevé est un avantage pendant l'effort, pas un risque. Ce qui pose problème au repos est exactement la propriété recherchée quand le muscle consomme ce glucose en temps réel.
  • L'« effet montagnes russes » est réel, mais ce n'est pas la faute de l'ingrédient. Il apparaît quand on dépasse la limite d'un seul transporteur, environ 1 à 1,2 g de glucides par minute. On le corrige en associant la maltodextrine à la fructose, qui emprunte une autre voie.
  • Il existe bel et bien un débat scientifique, et ce n'est pas une intox. Il porte sur la consommation chronique et élevée dans le cadre d'une alimentation occidentale, sur des modèles animaux et chez des personnes génétiquement prédisposées, pas sur l'usage ponctuel d'un gel avant ou pendant l'effort.
  • C'est pourquoi, chez Novafit, nous ne dépendons pas d'une seule source : répartir la charge entre plusieurs réduit l'exposition à chacune d'elles et améliore l'absorption.

Introduction

La maltodextrine est devenue l'un des ingrédients les plus pointés du doigt sur les réseaux sociaux dans le monde du sport. On lui attribue tout : qu'elle « fait exploser » la glycémie, qu'elle « détruit » l'estomac, qu'elle est « un produit industriel dangereux ». Une partie de cette méfiance vient de croyances répétées sans vérification, amplifiées par les modes et, parfois, par l'intérêt commercial de marques qui vendent des alternatives. Mais être rigoureux, c'est aussi ne pas tomber dans l'excès inverse : il y a deux ou trois points sur lesquels la science a encore des questions ouvertes, et cela mérite d'être dit avec la même honnêteté. Allons-y point par point.

Mythe 1 : « C'est un additif industriel dangereux »

Ce que dit la science : la maltodextrine est obtenue par hydrolyse partielle de l'amidon (généralement de maïs, de pomme de terre ou de riz). Ce n'est pas un composé synthétique de laboratoire : c'est le résultat de la rupture des chaînes d'amidon en morceaux plus courts de glucose. Elle est classée comme sûre aussi bien par la FDA, (catégorie GRAS, « généralement reconnue comme sûre »), que par l'EFSA en Europe, et cumule des décennies d'usage documenté en nutrition clinique et sportive.

La vraie nuance : « sûr » ne veut pas dire « sans aucun effet biologique » — aucune substance ne l'est. Comme pour tout ingrédient, sa pertinence dépend de la dose, de la fréquence et du contexte de consommation, pas du fait que le mot sonne « industriel » ou non.

Mythe 2 : « Elle a un index glycémique très élevé, donc elle est mauvaise pour le corps »

Ce que dit la science : il est vrai que son index glycémique est élevé (85-105), même supérieur à celui du sucre de table. Mais ce chiffre doit être lu en contexte. Un index glycémique élevé pose problème quand on parle d'une personne au repos, qui cherche une stabilité métabolique tout au long de la journée. Pendant un effort d'endurance, c'est exactement la propriété recherchée : une source d'énergie qui arrive vite au muscle qui la réclame à cet instant précis.

L'erreur de fond : transposer directement une recommandation de santé métabolique au repos (éviter les pics de glucose) à un contexte d'exercice actif, où le muscle consomme ce glucose en temps réel au lieu de le stocker, ce sont deux situations physiologiques différentes et elles ne peuvent pas être jugées avec la même règle.

Mythe 3 : « Elle provoque des pics puis des chutes d'énergie, (effet montagnes russes) »

Ce que dit la science : cet effet est réel, mais ce n'est pas une propriété intrinsèque de la maltodextrine ; il apparaît quand elle est utilisée comme source unique de glucides à doses élevées. L'intestin a une limite d'absorption pour un seul type de transporteur du glucose, (SGLT1), d'environ 1 à 1,2 g de glucides par minute. Au-delà de cette limite avec une seule source, l'organisme ne parvient pas à tout absorber efficacement.

La solution que confirme la science : associer la maltodextrine à la fructose, qui est absorbée par une voie différente, (le transporteur GLUT5). Utiliser deux voies en parallèle augmente la quantité totale de glucides que le corps peut utiliser et évite ces à-coups d'énergie. C'est ce qu'on appelle les glucides « à transporteurs multiples », l'un des résultats les mieux répliqués de la physiologie de l'exercice de ces vingt dernières années.

Mythe 4 : « Elle donne toujours des troubles digestifs »

Ce que dit la science : les troubles digestifs associés à la maltodextrine dans le sport apparaissent surtout pour deux raisons : des doses excessives issues d'une seule source, (le même problème qu'au point précédent), et une hydratation insuffisante au moment de la prendre. Quand elle est associée à de la fructose dans la bonne proportion et ingérée avec suffisamment de liquide, plusieurs études chez des cyclistes et des coureurs entraînés ne trouvent pas de différences notables de confort digestif par rapport à d'autres formules, même à des doses de 90-120 g/h.

La vraie nuance : les personnes présentant une sensibilité digestive particulière, (par exemple celles qui tolèrent déjà mal les FODMAP), peuvent ressentir une gêne à des doses plus faibles que la moyenne. C'est vrai pour la maltodextrine comme pour pratiquement n'importe quel glucide fermentescible ; ce n'est pas une particularité propre à cet ingrédient.

Ce qui est un vrai débat scientifique, (et pas une intox)

Pour être tout à fait honnêtes : il existe des études, surtout sur modèles animaux, qui cherchent à savoir si une consommation chronique et élevée de maltodextrine dans le cadre d'une alimentation occidentale pourrait altérer la barrière de mucus intestinal et favoriser des processus inflammatoires chez les personnes génétiquement prédisposées aux maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, (Crohn, rectocolite hémorragique). C'est une piste de recherche sérieuse, publiée dans des revues comme Frontiers in Immunology, et elle ne doit pas être écartée simplement parce qu'elle ne va pas dans le sens qui nous arrange.

Cela dit, il faut remettre ce résultat à sa place : ce sont des études surtout chez la souris, portant sur une exposition quotidienne et prolongée dans le temps, au sein de l'alimentation générale, (pensez aux aliments ultra-transformés qui en contiennent comme additif permanent), et dans des populations à prédisposition génétique précise. C'est un contexte très différent de celui d'un sportif en bonne santé qui prend un gel ou une barre ponctuellement, avant ou pendant l'effort. Les données chez le sportif humain, dans ce contexte d'usage ponctuel, ne montrent pas ces effets. Malgré tout, c'est la raison pour laquelle, chez Novafit, nous ne dépendons pas d'une seule source de glucides : répartir la charge entre plusieurs sources réduit l'exposition à chacune d'elles prise séparément, et améliore par ailleurs l'absorption.

Mythe et réalité, en un tableau

MytheRéalité
« C'est un produit industriel dangereux »C'est un glucide dérivé de l'amidon, avec des décennies d'usage sûr documenté
« Un index glycémique élevé, c'est mauvais »C'est un avantage pendant l'effort actif, pas un risque métabolique dans ce contexte
« Elle donne des pics et des chutes d'énergie »Uniquement si elle est utilisée comme source unique à doses élevées ; on corrige en l'associant à la fructose
« Elle donne toujours des troubles digestifs »Le problème est la dose et la source unique, pas l'ingrédient en soi
« Il n'y a aucun débat scientifique »Il y en a un, mais sur la consommation chronique dans l'alimentation occidentale, pas sur l'usage ponctuel dans le sport

L'approche Novafit

C'est pourquoi nos gels et barres associent plusieurs sources de glucides, (parmi lesquelles la maltodextrine, la fructose et le Palatinose), au lieu de dépendre d'une seule, avec 30% de pulpe de fruit véritable. Ce n'est pas une réponse à une mode : c'est l'application pratique de ce que la science confirme depuis plus de dix ans sur la façon de maximiser l'énergie disponible et de minimiser les troubles digestifs pendant l'effort.

Questions fréquentes

La maltodextrine fait-elle mal à l'estomac ?

Pas en elle-même. La gêne apparaît surtout quand elle est utilisée comme source unique de glucides à doses élevées et quand on la prend avec peu de liquide. Associée à de la fructose dans la bonne proportion et avec une hydratation suffisante, plusieurs études chez des cyclistes et des coureurs entraînés ne trouvent pas de différences notables de confort digestif par rapport à d'autres formules, même à des doses de 90-120 g/h.

La maltodextrine est-elle un produit industriel dangereux ?

Non. Elle est obtenue par hydrolyse partielle de l'amidon de maïs, de pomme de terre ou de riz, c'est-à-dire en rompant les chaînes d'amidon en morceaux plus courts de glucose. Ce n'est pas un composé synthétique de laboratoire et elle cumule des décennies d'usage documenté en nutrition clinique et sportive.

Est-ce grave qu'elle ait un index glycémique élevé ?

Cela dépend du contexte. Un index glycémique élevé pose problème pour une personne au repos qui cherche une stabilité métabolique sur la journée. Pendant un effort d'endurance, c'est l'inverse : c'est la propriété recherchée, parce que le muscle consomme ce glucose en temps réel au lieu de le stocker.

Pourquoi la maltodextrine provoque-t-elle des pics et des chutes ?

Cet effet apparaît quand on dépasse la limite d'absorption d'un seul transporteur du glucose, le SGLT1, située autour de 1 à 1,2 g de glucides par minute. Au-delà de cette limite avec une seule source, l'organisme n'absorbe pas tout efficacement. La solution que confirme la science n'est pas de la supprimer, mais de l'associer à la fructose, absorbée par le transporteur GLUT5.

Que sont les glucides « à transporteurs multiples » ?

C'est l'association de deux glucides absorbés par des voies différentes, typiquement la maltodextrine ou le glucose avec de la fructose. Utiliser les deux voies en parallèle augmente la quantité totale de glucides que le corps peut utiliser et évite les à-coups d'énergie. C'est l'un des résultats les mieux répliqués de la physiologie de l'exercice de ces vingt dernières années.

Et si j'ai l'estomac sensible ou que je tolère mal les FODMAP ?

Les personnes ayant une sensibilité digestive particulière peuvent ressentir une gêne à des doses plus faibles que la moyenne. Mieux vaut augmenter la quantité horaire progressivement et toujours l'accompagner de suffisamment de liquide. C'est vrai pour la maltodextrine comme pour pratiquement n'importe quel glucide fermentescible : ce n'est pas une particularité propre à cet ingrédient.

Dois-je m'inquiéter des études sur la barrière intestinale ?

C'est une piste de recherche sérieuse et il ne faut pas l'écarter. Mais il faut la situer : ce sont des études surtout chez la souris, portant sur une exposition quotidienne et prolongée dans le temps au sein de l'alimentation générale, et dans des populations à prédisposition génétique précise aux maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Les données chez le sportif humain, dans le contexte d'un usage ponctuel d'un gel ou d'une barre, ne montrent pas ces effets.

Références

  • Jeukendrup, A. E. & Currell, K. (2008). Superior endurance performance with ingestion of multiple transportable carbohydrates. Medicine & Science in Sports & Exercise, 40(2), 275-281.
  • Podlogar, T., Bokal, Š., Cirnski, S. & Wallis, G. A. (2022). Increased exogenous but unaltered endogenous carbohydrate oxidation with combined fructose-maltodextrin ingested at 120 g/h vs 90 g/h. European Journal of Applied Physiology.
  • Zangara, M. T. et al. (2022). Maltodextrin Consumption Impairs the Intestinal Mucus Barrier and Accelerates Colitis Through Direct Actions on the Epithelium. Frontiers in Immunology.
  • Systematic review of placebo-controlled clinical trials on maltodextrin effects on gut physiology. European Journal of Nutrition (2023).
  • FDA, statut « Generally Recognized as Safe » (GRAS) de la maltodextrine.
  • EFSA, évaluation de sécurité des additifs alimentaires dérivés de l'amidon.

Article rédigé par l'équipe technique de Novafit.

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